Alpha Blondy | Musique | Sexe et sexualité
Alpha Blondy, membre du syndicat des coureurs de jupons, se protège avant de faire waka waka
21 septembre 2011 (papamamanbebe.net)
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Écouter: Alpha Blondy, membre du syndicat des coureurs de jupon, se protège avant de faire waka waka (MP3, 2.5 Mo)
Sandra : Cet été j’ai rencontré au festival Solidays Alpha Blondy. Il se dit toujours chaud pour le Solidays. Et pour le Méga Couscous des familles vivant avec le VIH, je ne sais pas encore s’il serait chaud. Tina, Ali, Ben, Alpha Blondy qui chanterait pour les familles concernées par le VIH, vous dites non ou pourquoi pas ?
Ben : Moi j’ai eu l’occasion de les rencontrer à Valenciennes et de les aborder sur le sujet du VIH et ils m’ont répondu qu’ils soutenaient le Comité des familles. Et j’ai fait un bon repas avec eux.
Sandra : Alpha Blondy ?
Ben : Oui.
Sandra : Tina ?
Tina : Moi j’aime beaucoup Alpha Blondy. S’il vient au Méga Couscous ce serait vraiment super. Donc j’espère qu’il tient sa parole.
Sandra : Et Ali, Alpha Blondy ?
Ali : Moi, je l’ai déjà vu en concert, il y a quelques années. Je l’ai revu à Solidays, parce que j’ai eu la chance d’être présent le soir où il était là. Toute l’équipe du Comité, les gens qui nous accompagnaient. On s’est bien éclaté là-dessus. Je sais que c’est un artiste engagé. Donc ça fait toujours plaisir, et en plus il fait du bon son.
Sandra : Et Arnaud Veisse, Alpha Blondy, vous connaissez ?
Arnaud Veisse : Et en plus, il fait de la jolie musique, oui je suis d’accord. Donc ça me parait une très bonne idée.
Sandra : Que pense Alpha Blondy de la politique de lutte VIH/Sida, quelles sont ses connaissances ? Quel message veut-il faire passer ? Ecoutons Alpha Blondy.
Début du son.
Alpha Blondy : Le sida attaque notre espèce et notre système de reproduction. Donc quelque part, la race humaine est en danger. Si nous pouvons, faire quelque chose pour stimuler les politiques à trouver les financements pour que la recherche, pour un vaccin ou pour quelque chose qui puisse arrêter cette pandémie. C’est le but du combat pour moi. Ok ? Que ce soit pour l’Afrique ou pour l’Europe, ou pour les Amériques. Il faut que quelque chose soit fait. Ce n’est pas seulement le problème des coureurs de jupons. Tous ceux qui disent je t’aime est concerné.
Sandra : Alpha Blondy, si quelqu’un dans votre famille, un proche de votre famille vous annonce sa séropositivité, quels seraient vos premiers mots ? Comment est-ce que vous réagiriez ?
Alpha Blondy : Je lui dirais, ta séropositivité, ça ne veut pas dire que tu es condamné à mort, déjà. Ok ? Alors tu vas prendre les médicaments qui sont déjà trouvés pour arrêter la progression pour que tu ne te laisses pas abattre moralement. Tu fais face. De toute façon, on veut tous combattre le sida. Mais tout le monde sait, que dans cette histoire de vie, personne ne va s’en tirer vivant. Par principe, la vie, ça fini par la mort. Quelqu’un a dit que la vie est une maladie mortelle. Mais il faut quand même qu’on puisse trouver une parade à tous les fléaux. Que ce soit le sida, ou la guerre, il faut qu’on ne baisse pas les bras. Qu’on puisse donner le maximum de temps de vie aux générations futures. Aux générations présentes.
Sandra : Dans vos chansons, vous avez plutôt un message sur la prévention. Pourquoi avez-vous fait ce choix ? Pourquoi ne pas parler par exemple du progrès de la médecine, dans le sens où par exemple, les femmes séropositives peuvent faire des bébés non contaminés par le VIH ou par exemple pour les couples sérodifférents, c’est-à-dire un qui est séropositif et l’autre qui ne l’est pas, de faire l’amour en se protégeant par les traitements, et non pas, par le préservatif ?
Alpha Blondy : Ce que vous dites, est très médical. Ok ? Je crois qu’il y a des gens qui sont plus médicalement informés qu’Alpha Blondy pour parler de ce détail là. Moi je ne connais pas de détails. Moi je sais que, en tant que membre du syndicat de coureur de jupons, je sais que le boulot est en danger. Ok ? Et qu’il faut faire quelque chose. J’ai fait une chanson qui dit, qui s’appelle vuvuzela. Protège ton vuvuzela avant de faire waka waka, parce que le sida est là. Et, quand le vuvuzela est protégé, le waka waka est sécurisé. Tant que le vuvuzela peut sonner, le waka waka, il est garanti. Mais il faut sécuriser le waka waka. Faut qu’on dise ça à Monsieur Berlusconi. Le bunga bunga doit être sécurisé.
Sandra : Alpha Blondy pensez-vous que le VIH ne passera pas par vous ?
Alpha Blondy : Ce serait prétentieux. Ce serait défier Dieu. Je ne sais rien, je croise les doigts et je prie. Ok ? Et je prie non seulement pour moi, mais pour tous les coureurs de jupons. Il faut leur dire les gars, faisons attention. Ne sortez pas nus.
Sandra : Et la dernière fois que vous avez fait votre test de dépistage, c’était quand et pour quelles raisons ?
Alpha Blondy : Bah écoutez, on vient de m’opérer du coeur. Ok ? Donc, ils ont eu le temps de faire tous les tests qu’ils voulaient faire. Et puis les assurances, pour nous autres là, ils veulent voir. On te prend ton cracha, ton pipi, ton caca, on prend tout, on analyse. Ok ? Même quand tu as pété de travers, on prend le gaz, on va analyser. Non, moi je pense que ce n’est pas ça le problème. Le problème, il faut déjà demander à Dieu de protéger, moi, en tant qu’homme. Homme qui croit en Dieu. Je demande à Dieu de protéger tous mes sembables. Ceux qui sont de ma génération et nos enfants et leurs enfants. Pour que, personne de ceux-là, soient victimes du sida, parce que, aucune précaution n’est suffisante. Mais voilà pourquoi, il ne faut pas pourrir la vie des hommes. Il faut que les politiques financent la recherche. On ne va pas empêcher les enfants de s’aimer, parce que, l’amour tu comprends, you know, s’il n’y a pas d’amour, il n’y a pas d’humanité. Et, aujourd’hui, l’amour est en danger. Ok ? Et il faut que les politiques comprennent cela.
Transcription : Sandra JEAN-PIERRE
