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À propos du Comité des familles pour survivre au sida | Rassemblements des familles pour survivre au sida

Appel au deuxième Rassemblement des familles immigrées solidaires pour survivre au sida (samedi 22 juin 2002)

11 juin 2002 (Migrants contre le sida)

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Rassemblement samedi 22 juin 2002 de 15h à 18h

Fontaine des innocents, métro Châtelet-les-Halles.

Rassemblement samedi 22 juin 2002 de 15h à 18h

Fontaine des innocents, métro Châtelet-les-Halles.

Il est temps de sortir de l'ombreNous, familles maghrébines et africaines, payons un lourd tribut à la maladie du sida.

On nous dit que les médicaments sont chers. Que vaut la vie d’un arabe, d’un africain malade du sida, ici en France ou dans nos pays d’origine ?

Dans nos pays d’origine, les malades les plus pauvres luttent pour survivre au sida. Ce sont nos frères et nos s[oe]urs, et nous n’acceptons plus qu’ils meurent.

Nous n’avons jamais accepté la honte et le silence. Parce qu’il est temps de sortir de l’ombre, nous appelons les familles concernées à nous rejoindre, samedi 22 juin à 15h, à la Fontaine des Innocents, métro Châtelet-les-Halles.

Si vous avez perdu quelqu’un dans cette épidémie, si vous luttez aujourd’hui pour survivre au sida, je vous demande de prendre contact avec nous en composant le 08 70 25 12 50. C’est le répondeur téléphonique de l’émission.

Latifa et son fils Samy sont venus au premier rassemblement des familles immigrées solidaires pour survivre au sida. Je leur ai demandé de raconter le rassemblement pour les auditeurs.

Tout savoir sur le premier Rassemblement : Notre reportage complet sur le premier Rassemblement des familles maghrébines et africaines solidaires pour survivre au sida

Voici un courrier reçu à l’émission.

Salut à toute l’équipe. Je suis Nicole. J’ai 25 ans.

Je vous écris pour vous demander de l’aide car c’est la troisième cousine que je viens de perdre au sida au Cameroun, il y a deux jours.

Nous sommes originaires d’un petit village d’environ 150 personnes. Les mots fidélité et protection ne sont pas du tout les bienvenues. Mes cousines sont toutes décédées très jeunes. Elles laissent des petites bouts de choux, sans père et sans mère. Il n’y plus que les cousins et tantes éloignés pour les élever.

Je sais, je suis sûre que mon village est fini. Je sais que le sida est en train de ronger ceux qui restent. Petit à petit, je sais qu’il est en train de finir mes copines et mes camarades pendant que moi je suis ici sans pouvoir leur venir en aide.

Qui verrai-je quand je retournerai au pays pour passer mes vacances ?

Les tombes ne parleront jamais.

J’ai tellement mal au coeur.

Signée : Nicole

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