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Faire un bébé quand on est séropositif

Assistance médicale à la procréation (AMP) à risque viral : état des lieux et résultats de l’enquête décembre 2005

19 juillet 2006 (Agence de la biomédecine)

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L’Agence de la biomédecine, qui a en charge le suivi et l’évaluation des activités d’assistance médicale à la procréation (AMP), a souhaité faire un premier état des lieux des activités d’AMP en contexte viral.

Voir en ligne : L’AMP à risque viral, état des lieux : Résultats de l’enquête au 1er décembre 2005

Cette enquête a pour objectif de recenser les laboratoires qui ont déclaré cette activité à la Direction générale de la santé (DGS), suite à la parution de l’arrêté du 10 mai 2001, et de mieux connaître le type et le volume de l’activité réalisée. Certaines associations de patients ont en effet fait part de difficultés d’accès aux soins, notamment pour les femmes infectées par le VIH. Par ailleurs, les centres signalent de nombreuses difficultés de fonctionnement. Les résultats de l’enquête devraient compléter les données de la mission d’inspection menée en 2003 et dont les conclusions ne sont pas encore rendues.

Pour mener cette enquête, un formulaire, dont le modèle est joint en annexe, a été adressé aux centres qui figuraient sur la liste communiquée par la DGS.

Le recueil a été réalisé sur le mode déclaratif.

Il s’agit d’une part d’apprécier le volume d’activité compte tenu des différentes techniques proposées selon les différents types de virus, pour les années 2003 et 2004, et de mieux cerner d’autre part les difficultés rencontrées dans leur réalisation. Des commentaire libres étaient proposés en fin de formulaire, sous forme de questions, portant notamment sur ce dernier point. La rédaction en était intentionnellement large, afin d’offrir la possibilité aux centres de faire état de toutes leurs préoccupations.

Tous les centres contactés ont répondu [1].

Compte tenu des délais impartis aux centres pour les réponses, il n’a pas été possible d’exiger de distinguer les indications propres à ce type de prise en charge et celles en rapport avec une infertilité à traiter en contexte viral, notamment selon le sexe du partenaire à risque. Ces données figurent en partie sur les bilans annuels que doivent fournir tous les centres d’AMP. Une analyse de ces bilans est en cours. En fonction des résultats, la forme du rapport annuel pourra être modifiée, à moins que ce sujet ne fasse l’objet d’une enquête spécifique.

Les principaux résultats sont présentés dans les tableaux ci-après.

Depuis 2001, 22 centres d’AMP ont deÌ ?clareÌ ? souhaiter prendre en charge en AMP des patients aÌ€ risque viral ; parmi eux, deux centres situeÌ ?s en reÌ ?gion parisienne ont renonceÌ ? d’embleÌ ?e aÌ€ cette activiteÌ ?.

Au total, 20 centres ont reÌ ?ellement deÌ ?buteÌ ? ou envisageÌ ? de deÌ ?buter cette activiteÌ ?.

Difficultés rencontrées dans la prise en charge en AMP de patients à risque viral

Les principales difficultés qui ont été signalées sont :

- Insuffisance de moyens soulignée par 10 centres, notamment en personnel.

- Insuffisance de locaux dédiés : Seuls 10 centres disposent de locaux spécifiques pour assurer cette activité. Pour 4 centres, des locaux spécifiques sont en cours de construction ou en projet.

- 10 centres travaillent actuellement sur des périodes dédiées (deux périodes annuelles).

- Clause de conscience par rapport aux femmes VIH et aux risques des traitements chez l’enfant notée pour deux centres ; ces difficultés sont en cours de résolution.

- Attente de nouveaux locaux pour reprendre une activité interrompue en 2003 pour un centre.

- Un centre a limité la prise en charge de nouveaux patients de façon transitoire au cours de l’année 2005 (délais d’attente très longs de l’ordre de 12 à 18 mois) ; actuellement, le délai d’attente est en moyenne de 7 mois.

- Il n’existe pas de protocole de suivi systématique pour connaître le nombre d’enfants qui ont été infectés.

Conclusion

En ce qui concerne l’infection par le VIH, la répartition géographique des centres est homogène et en rapport avec les zones de prévalence de la maladie, sauf pour le nord de la France où il n’existe aucune structure déclarée.

Les résultats confirment l’intérêt des inséminations intra-utérines (IA) dans ces indications qui, lorsqu’elles sont possibles, donnent de bons résultats. Pour la fécondation in vitro (FIV), les résultats sont moins bons, sans doute en raison du contexte d’infertilité associé au risque viral. Cette hypothèse devra être confirmée par d’autres enquêtes.

Il n’a pas été possible d’analyser les difficultés d’accès aux soins, en particulier l’importance des listes d’attente et le délai de la prise en charge. Ces items devront également faire l’objet d’un travail spécifique prospectif.

En conclusion, cet état des lieux est une base intéressante qui permettra de suivre dans le temps l’évolution de la prise en charge en AMP des couples en contexte viral.

Notes

[1] La liste des centres participant aÌ€ l’activiteÌ ? « AMP en contexte viral » a eÌ ?volueÌ ? depuis la reÌ ?alisation de cette enqueÌ‚te.

Documents joints

L’AMP à risque viral, état des lieux : Résultats de l’enquête au 1er décembre 2005 (PDF, 1 Mo)

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