Femmes séropositives | Sénégal
Sénégal : Lutte contre le vih/sida, la violence, facteur de propagation de la pandémie
4 février 2007 (Wal Fadjri (Dakar))
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Elles sont plusieurs à souffrir dans leur chair...
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Elles sont plusieurs à souffrir dans leur chair pour avoir été violées. Et le fait d’avoir des relations sexuelles forcées, au-delà de la violence physique, plonge la victime dans un réel traumatisme. Aujourd’hui, des études révèlent que la violence est l’un des grands facteurs de propagation du Vih/Sida.
La violence à l’égard des femmes constitue un facteur non négligeable dans la propagation du Vih/Sida, cette violence peut prendre plusieurs formes. Certaines sources de l’Oms montrent que la violence est un facteur important de propagation du Sida dans le monde. Les conflits armés constituent l’occasion idéale d’agression des femmes et de leur contamination. En Europe, lors de la crise des Balkans, en Tchétchénie, les agressions sexuelles ont été systématiquement exercées contre les femmes. En Afrique à l’occasion des conflits en Sierra Leone, dans la région des Grands Lacs du Darfour des agressions sexuelles contre les femmes sont monnaie courante.
Dans certains rapports d’Ong internationales pour la défense des droits de l’homme, on souligne que pour les trois premiers mois de l’année écoulée, pas moins de six mille agressions de ce genre ont été commises par les milices et autres éléments de bandes armées. En plus de ces pratiques, il y a aussi que ces conflits entraînent le déplacement massif de populations, la mort des responsables de foyer, etc. Toutes choses qui entraînent les dislocations de familles entières. Ce qui pousse les femmes, devenues responsables du foyer, à se vendre leur coprs pour gagner leur vie, nourrir leurs progénitures. Il y a aussi les agressions sexuelles quotidiennes en temps de paix, dont sont victimes des millions de femmes à travers le monde.
Selon des sources onusiennes, une femme sur trois est quotidiennement obligée d’avoir des relations sexuelles avec un partenaire inconnu. Cette situation alarmante a des conséquences très graves. Une femme contaminée risque de transmettre sa maladie aux autres. Et si elle est mariée c’est son conjoint qui sera le plus exposé, puis les enfants qui naîtront, ainsi de suite.
L’expérience a mis en évidence que l’homme contribue plus à la propagation de la maladie que la femme. Les rapports sexuels violents créent des blessures à l’intérieur du vagin par lesquels passe le virus. Ce qui met en évidence la dangerosité des violences sexuelles et montre comment elles favorisent la contamination.
Une autre forme de violence se traduit par les contaminations intentionnelles. Des séropositifs, qui ne s’ignorent guère se marient ou entretiennent des relations sexuelles avec des partenaires maintenues dans l’ignorance totale de leur état sérologique. Les milieux pauvres sont les plus exposés à ce genre de situation. Généralement, de tels individus, sans scrupule, usent de corruptions financières pour parvenir à leur fin. Dans le Fuuta, où la majorité de la population manque cruellement d’informations au sujet de cette maladie, les cas de contamination intentionnelle sont légion. Dans nombre de villages, il faut signaler certaines pratiques traditionnelles, violentes, qui favorisent la contamination par le Vih.
L’excision, pratique courante dans certains milieux Alpular est dangereuse. En plus du traumatisme qu’elle cause aux fillettes, ces dernières peuvent aussi contracter la maladie sans le savoir. Par exemple cette situation est plus fréquente à la suite de la mort d’un des conjoints. La veuve est immédiatement mariée avec l’un des frères ou soeurs du défunt. L’idée est de maintenir les enfants dans leur environnement protecteur et leur permettre d’échapper ainsi à la déperdition. Mais cela favorise quelque part la contamination par le Vih/Sida. Au Sénégal, même des familles entières ont contracté cette maladie du fait de telles pratiques. Elles sont assimilées à la violence du fait qu’aucun des conjoints n’a le choix. Cela relève de la tradition. Le fait de s’en écarter, c’est se voir marginaliser, banni par la société.
C’est pourquoi, le dépistage systématique qui est fait pour les femmes et filles victimes d’agressions sexuelles doit être encouragé et soutenu. Mais il faut aussi instaurer systématiquement le dépistage prénuptial et abandonner ces pratiques traditionnelles trop risquées et surtout appartenant à un autre âge. Chez les hommes les cas d’agressions sexuelles se passent très souvent dans certains de nos prisons, avec les enfnats comme potentiels victimes.
D’ailleurs nombreux sont ceux qui se plaignent auprès de l’administration pénitentiaire pour avoir subi des rapports ’obligés ou consentants’, et les risques de contamination sont énormes. Dans une prison aux Etats-unis, un cas d’homosexualité avéré a été signalé et l’incriminé a été vite écarté.
Des séances de sensibilisation contre la maladie sont souvent organisées dans cette prison. Mais le phénomène est favorisé par ces enfants, dont la sexualité a besoin de s’exprimer. D’où la nécessité, en plus de la sensibilisation, de distribuer systématiquement de préservatifs. Ce n’est pas un encouragement à la débauche, mais une mesure préventive. Dans tous les cas, ce sont là des choses qui se passent dans l’ombre. Et restent du domaine du secret. La honte ressentie par cette agression ajoutée au poids de la culture traditionnelle poussent ces victimes, notamment les femmes, à se replier sur elles et à souffrir en silence.
Les femmes, qui sont les premières concernées, taisent leur situation, quel qu’en soit le prix, quitte à contaminer quelqu’un d’autre. Par la honte et la peur de la stigmatisation et de la marginalisation. Les histoires de femmes séropositives qui ont contracté mariage avec des partenaires saines sont nombreuses. L’inverse aussi. Et dans les deux cas, le désespoir qui en découle pour leur partenaire est immense. D’ou la nécessité d’instaurer un débat franc et responsable dans tous les milieux, en utilisant tous les canaux susceptibles de véhiculer le plus loin possible le message. Pour faire tomber les tabous afin de libérer l’entreprise émancipatrice de la lutte pour la vie.
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faire un enfant
Pourriez vous m expliquer pour un couple se+ qui souhaite avoir un enfant doivent ils avoir les deux un taux de cd4 superieur a 200 et combien de copies faut il que ce couple soit indedectable, parce que je me suis mis deux fois en couple j suis indetectable, les femmes non deux semaines de grossesse tout part que faut il faire au prealaable car j ai un besoin pressant d avoir un enfant
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faire un enfant
Vous ne nous dites pas si vous êtes en France ou à l’étranger. C’est difficile de répondre sur la base d’informations incomplètes.
Quand l’homme est séropositif, il faut passer par le lavage de sperme.
Ensuite, l’immunité (les CD4) compte, mais c’est surtout la charge virale qui doit être indétectable pour que les techniques d’AMP soient le plus efficaces possibles.
Enfin, je ne comprend pas la phrase "deux semaines de grossesse tout part" : votre femme a-t-elle (y en a-t-il plusieurs ?) perdu le bébé ? Sinon qu’est-ce qui est parti ?
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faire un enfant
êtes vous courant du PTME !moi je vous conseille d’aller voir les médecins, ils pourraient vous expliquer les démarches à faire car de nos jours des progrés ont été réalisés sur ce plan !!
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