Faire un bébé quand on est séropositif | Patrick Yéni | Pietro Vernazza | Roselyne Bachelot
Pour les couples sérodifférents, le Comité des familles interpelle Patrick Yéni et Roselyne Bachelot
17 septembre 2008 (papamamanbebe.net)
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Tina travaille au sein de la Maison des familles, où elle est responsable notamment des Soirées de discussion pour les couples sérodifférents. Elle est donc témoin des difficultés des couples pour accéder à l’AMP et pour supporter les contraintes de ce circuit proposé par les médecins depuis 2001 pour faire un bébé avec un risque négligeable de contamination.
Elle interpelle Patrick Yéni, à l’occasion de la conférence de presse de remise du Rapport du Groupe d’experts sur la prise en charge médicale des séropositifs à Roselyne Bachelot.
La ministre de la Santé et le directeur général de la Santé, Didier Houssin, interviennent ensuite sur cette même question.
Les réponses de Patrick Yéni, président du Groupe d’experts sur la prise en charge médicale des séropositifs
Après la conférence de presse, Reda pose la question à Patrick Yéni : quelle est la nature du risque pris par un couple dont l’homme est séropositif, avec une charge virale indétectable depuis plus de six mois, sans infection sexuellement transmissible, qui décide d’avoir des rapports non-protégés pour faire un bébé ?
Comment sait-on si les particules de virus retrouvés par certains virologues français dans le sperme d’hommes sous traitement sont contaminantes ?
Lors de rapports protégés par un préservatif, il y aurait tout de même une contamination pour 30 000 rapports. En se protégeant avec une trithérapie efficace, il y aurait 1 contamination pour 100 000 rapports. Mais comment alors apporter suffisament de preuves pour rassurer les couples et aboutir à des recommandations fondées sur celles-ci et non pas les convictions divergentes des spécialistes ?
Si Patrick Yéni insiste sur le rôle de soutien et le devoir d’information du médecin, alors pourquoi, en 2006, les experts avaient-ils décidé de ne pas parler de l’intérêt préventif de la charge virale ?
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Pour les couples sérodifférents, le Comité des familles interpelle Patrick Yéni et Roselyne Bachelot
j’ai une question qui me trotte dans la tete
il y a t il un risque lorsque le couple serodiscordand se bese tendrement et il y a des échanges salivaires pour que celui qui est seronegatif attrappe le sida ? j’ai posé plusieurs fois la question, mais il y a pas une réponse à 100% qui me dise non, donc cela m’inquiete dans mes rapports avec mon partenaire... les médecins de meme.....
merci pour répondre
a plus anonyme
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faut-il se priver de baisers d’amour ?
La question a été tranchée depuis longtemps, selon Pietro Vernazza, et il n’y a vraiment pas de quoi se priver de baisers :
La prévention du sida devient plus simple, mais aussi plus complexe !
La situation est comparable à celle de 1986, lorsqu’il a été communiqué publiquement que le VIH ne se transmet pas par un baiser avec la langue. Si cette constatation n’a jamais pu être prouvée, plus de vingt années d’expérience du VIH ont néanmoins permis d’étayer sa forte plausibilité.
En 1986, les médecins français les plus en vogue avaient encore le courage qui semble leur manquer en 2008 pour trancher le débat sur l’intérêt préventif de la charge virale...
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faut-il se priver de baisers d’amour ?
