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Hommes séropositifs | Maroc | Saïd Adnani Kadmiri

Méditerrannée Positive Action : après sa grève de la faim, Saïd crée son association à Lyon

31 octobre 2008 (papamamanbebe.net)

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Saïd (déjà connu à l’émission sous le pseudo de Youssef) avait entamé une grève de la faim — sans arrêter son traitement — au mois de juin 2008, pour dénoncer le non-respect de la confidentialité des associations lyonnaises à qui il reprochait de partager les informations sur les aides dispensées aux séropositifs précaires.

- Après sa grève de la faim, la colère d’un séropositif lyonnais (Le Progrès de Lyon)
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- Des nouvelles de Youssef, séropositif en grève de la faim à Lyon

« Il n’est pas facile de vivre avec sa séropositivité aujourd’hui, quand on est issu d’un milieu modeste », dit-il, et c’est pour cela qu’il a souhaité mettre son expérience associative (il a travaillé à l’ALCS au Maroc, où il a notamment été formé par l’association AIDES) et personnelle (il ne cache plus sa séropositivité) à profit en créant sa propre structure.

L’association a pour objectif de lutter contre les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH.

Selon Saïd, « il y a un malaise dans les associations, ce sont devenues des structures qui travaillent avec l’État, et la balance est perturbée ». Il dénonce les pratiques des préfectures en Rhône-Alpes contre les personnes malades, et « les associations ferment leur gueule » en déplorant qu’il n’y a « pas de sous ».

En quoi créer une association de plus peut permettre de trouver des réponses aux problèmes des séropositifs ? « Il s’agit d’offrir un espace de dialogue et d’écouter, chercher d’autres personnes qui ont le même problème. Pourquoi les Arabes infectés, on ne les voit pas dans les structures classiques ? Pourquoi on se cache ? Moi, je pars de cette démarche. » Pour lutter contre l’infection, « il faut dire : Moi je suis séropositif, je me définis en tant que tel, et c’est mon problème personnel. Je n’ai pas à cacher ma maladie. J’ai envie de transmettre tout mon savoir et toute mon expérience à d’autres personnes, afin qu’on puisse devenir un comité ou une équipe. On ne sera pas une association de plus ! »

Hadja interpelle Saïd, pour lui demander la particularité de son association : que va-t-il faire de nouveau que les autres ne font pas ?

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