Contamination et prévention | Sexe et sexualité
Stagiaire en test : Mélanie, jeune journaliste, répond à quatre questions sur le sida
17 avril 2009 (papamamanbebe.net)
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Écouter: Stagiaire en test : Mélanie, jeune journaliste, répond à quatre questions sur le sida (MP3, 6.7 Mo)
L’émission accueille actuellement trois stagiaires : Mélanie, Hélène et Grégoire.
Reda propose aujourd’hui un quizz pour « tester les stagiaires ». Hélène pose alors quatre questions à Mélanie, les mêmes qui avaient été posées lors des micro-trottoirs pour la journée mondiale du sida en 2008.
Hélène : « Comment attraper le VIH ? »
Mélanie : « Lors d’échange de seringue et de rapports non protégés ». Hadjara rajoute : « Il y a aussi la contamination de la mère à l’enfant. C’est le moyen le moins connu ».
Réponse : En effet, il existe trois moyens de contamination : la contamination sanguine, les rapports sexuels non protégés, et la transmission de la mère à l’enfant.
Hélène : « Un couple séropositif ou sérodifférent peut-il avoir un enfant non-contaminé »
Mélanie : « Je ne pense pas que ce soit possible ».
Réponse : Une femme non contaminée à 30% de probabilité de transmettre le virus à son enfant son enfant. Prise en charge, ce risque tombe à moins d’1%.
À rappeler que le virus ne se transmet jamais du père à l’enfant. On a jamais trouvé de virus dans les spermatozoïdes.
Hélène : « D’après toi, quelle sera la réaction d’une personne à qui on annonce qu’elle est séropositive ».
Mélanie : « Je pense qu’elle serait très choquée. On a tellement d’a priori sur cette maladie qu’elle va sûrement croire qu’elle va mourir dans les 5 minutes. Elle aurait peur ».
Et après ? « Elle se fait traiter. Je suppose que plusieurs choix lui sont donnés ».
Si c’est ton frère qui t’annonce ça ? « Instinctivement je crois que j’aurais aussi peur que lui. Après, je me dépêcherai de l’emmener à l’hôpital pour voir ce qu’on peut faire pour lui. Comme je suis très très peu informée à ce niveau-là, la première chose qui me viendrait à l’esprit, c’est d’aller à l’hôpital pour voir ce qu’on peut faire ».
Hélène : « Quelle différence y a-t-il entre VIH et sida ? »
Mélanie : « Alors là soyons clair, je n’en ai aucune idée ! On fait souvent l’amalgame parce que quand on parle de séropositivité, on pense sida et vise et versa. Franchement, il y a une différence ? »
Réponse avec Larissa : « Entre séropositivité et sida il y a une très grande différence. Une personne séropositive c’est une personne qui a le virus du sida dans le sang mais qui n’est pas malade. Parc contre une personne sidéenne, c’est une personne malade, qui a déjà développé un certains nombre de maladies opportunistes, et qui a atteint un certain niveau dans la pathologie ».
Resa nous fait ensuite écouter des exemples de micro-trottoirs réalisé par Tina, Hadjara, Ben et bien d’autres, aux hopitaux Louis Mourrier et Delafontaine.
Hélène, qui a travaillé sur ces enregistrements, déplore le manque d’informations des gens. « Pour répondre à cette question, je vais reprendre les propos d’une personne qui avait été interrogée qui disait que c’était dommage parce qu’elle n’avait pas la maladie. Du coup, elle ne s’informait pas. On pense toujours que le sida, c’est pour les autres. Je pense que le plus dommage, c’est que la plupart des gens ne savent pas qu’un couple séropositif peut avoir un enfant en bonne santé, alors que c’est une super nouvelle pour eux. On leur offre un avenir, mais on ne fait pas assez la promotion de cet événement médical ».
Pour Hadjara, « l’information ne passe pas. Comme l’a dit Hélène, on pense que la maladie, c’est pour les autres, que l’on est pas concerné. Il faut revoir les campagnes de sensibilisation ».
Pour exemple, Reda avait rencontré récemment six stagiaires, trois garçons et trois filles âgées d’une vingtaine d’années. Si tous les garçons avaient fait un test de dépistage, seul Hélène dans les filles avait sauté le pas.
« J’ai fait un test quand j’étais assez jeune. J’avais 15-16 ans, et même si je me doutais que sexuellement je n’avais aucun risque, j’avais aussi appris que la contamination se faisait aussi par le sang donc je ne pouvais pas me permettre d’affirmer que je n’avais pas le virus, tant que je n’avais pas un test qui me le prouvait. On m’avait déjà posé la question, et c’est vrai que je me sentais un peu démunie, que je ne pouvais pas répondre donc j’ai fais le test. C’est vraiment un moment horrible à passer, c’est stressant au possible, surtout la semaine d’attente qui est, je crois, la pire semaine de notre vie. Ceux qui ont fait le test pourront en témoigner, mais il faut le faire, c’est vraiment important. C’est une semaine difficile, mais si c’est fait à temps, ça peux sauver la vie.
Si la plupart des jeunes en âge d’avoir des rapports non pas fait de test, pour Hadjara, c’est en partie de la faute des écoles. La prévention manque. Il faut faire des sensibilisations.
Pour Reda, le plus important c’est d’expliquer ce qu’est la vie avec le VIH. « Une fois que les faits sont là, que deviennent les personnes touchées ? »
Pour Larissa , c’est aussi par « manque d’information et puis par peur, la peur de savoir ». « La peur de ne pas savoir à qui s’adresser, la peur d’être rejeté. Y a beaucoup de choses qui empêchent les gens d’aller vers le dépistage » Il vaut mieux savoir pour agir, c’est ainsi qu’on peut prendre les précautions pour se protéger et protéger les autres.
