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Elles sont femmes : le retour d’Ousmane en live, pour les femmes séropositives et toutes celles qui souffrent et qui luttent
11 novembre 2009 (papamamanbebe.net)
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Écouter: Elles sont femmes : le retour d’Ousmane en live, pour les femmes séropositives et toutes celles qui souffrent et qui luttent (MP3, 2.5 Mo)
Reda : Ousmane, est-ce tu te sens prêt pour ton retour ?
Ousmane : Et bien écoute, comme d’hab’, on est à Survivre au sida. On est toujours prêt, quoi !
Reda : C’est comme si tu ne nous avais jamais quitté.
Ousmane : Ouais.
Reda :Moi, je dirais ça comme ça. Ok, c’est parti. Ça s’appelle Elles sont femmes. Quelque chose que tu veux dire sur ce morceau avant de lancer l’instru ?
Ousmane : Elle m’a été inspiré beaucoup par plus ou moins ce que j’ai du entendre quelquefois au comité, quand les gens essaient de se confier, aussi par rapport à d’autres vies comme en Afrique, tout ça, certaines expériences de certaines femmes que j’ai essayé de relater sur cette chanson. Mais ça me tient à coeur, j’aime toutes les femmes ! Voilà.
Lancement de l’instrumentation.
texte de la chanson :
Elles sont femmes
La brutalité des hommes sur les femmes dépasse parfois les frontières du réel
Des hommes sans foi ni lois, prennent les femmes pour cible.
Elles sont celles qui subissent les assauts sexuels du père, du frère, de l’oncle ou du grand père
Celles qui se font passer à tabac quand monsieur n’a plus un rond pour s’acheter son tabac
Elles sont ces lanceuses de foulard le soir se mêlant pêle mêle aux clochards sur nos boulevards
Elles sont parfois nos sœurs, nos mères, parfois nos tantes ou nos grand mères
Elles sont celles qui ont aimé, trahies par la vie, finissent dans la bassesse sans cesse
Subisse les pires déboires de celle-ci.
Belles mais fanées par les shoots de coke de shit et finissent vite à la merci des substances
Qui les rendent esclaves.
Elles sont celles malgré tout qui veulent s’en sortir, se couchent pour l’embauche
Soumises à la nécessité pour satisfaire leur panse ou pense à l’innocence
De son gosse qui vit la souffrance et n’a qu’elle comme providence
Elles sont femmes belles, tristes, faibles mais aiment la vie
Sans qui nos vies seront imparfaites, de ce fait, celles pour qui un jour ou l’autre
Un cœurs battra, elles sont femmes.
Refrain
Elles sont femmes donc sœurs
Elles sont femmes donc mères
Elles sont femmes donc reines
Elles sont femmes, je les aime
Elles sont celles qu’on vend comme du bétail. Ils accusent à tord le respect de la tradition
Celles qui vivent la polygamie, l’insatiable a menti sur la religion, égoïste satisfaction
Elles sont celles qui n’enfantent pas, espoir éternel de voir le rêve qui les hantent chaque nuit
Transformer l’ennui en fruit du bonheur, fruit de l’amour
La belle famille persécute c’est encore elles qui prennent l’hypercut, l’hypercut
Elles sont celles qui sont veuves, élèvent seules leurs gosses, traitées de sorcières par la famille du défunt c’est honteux
elle porte en elle une douleur profonde sans nom, qui féconde un mur de silence du plus profond de ses entrailles
mais reste celle qui rit aux éclats, laissant derrière son manque de tendresse
cachant parfois son visage marqué par les rides de détresse
elles sont celles malgré leur haine, leur peine qui demeurent des reines
qui te diront que le pardon commence là ou s’arrête la rancune
qu’il prend tout son sens quand il se mêle a l’amertume.
Elles sont femmes donc sœurs
Elles sont femmes donc mères
Elles sont femmes donc reines
Elles sont femmes, je les aime.
Ousmane : Merci à l’équipe, merci à Survivre au Sida. Malgré le son qui n’est pas très propre, j’ai réussi à faire ce texte et j’espère prochainement bien le faire ou prochainement avoir le bon son pour vous. Mais en vous disant tout de suite que voilà, la situation au départ, pleins de choses, pleins de bonnes choses. Une tournée appelée tournée des cafés. Merci.
Reda : Ousmane, merci ! Il y a une première date, je crois. A partir du 06 novembre, on lance avec le Comité des Familles la Tournée des cafés avec notre ami Ousmane. Tu seras où, vendredi soir, alors ?
Ousmane : Ce sera au Jawad Café, à Porte de Bagnolet au 114, rue de Bagnolet.
Reda : Donc au 114 rue de Bagnolet. Il y a un métro qui va avec ?
Ousmane : Le 11, je pense ou le 3 si je ne me trompe pas, je ne suis pas très très sûr.
Reda : D’accord, d’accord. Si on se perd, on saura pourquoi on ne trouve pas le Jawad Café vendredi soir. On va essayer de mettre des infos sur le site Survivreausida.net pour retrouver ou rencontrer Ousmane Zaré et le Comité des Familles.
