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Girls ! Une revue pour adolescentes donne la parole à trois jeunes femmes du Comité des familles pour survivre au sida
8 janvier 2010 (papamamanbebe.net)
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Sophie : « Un grand merci à vous de parler à nouveau de Madeleine et de continuer à faire vivre ce projet. Madeleine me manque beaucoup et manque beaucoup à tous ceux qui l’ont connu ici au groupe sida Genève. Bien à vous Deborah. Groupe sida Genève ». Merci beaucoup à Deborah qui nous a écrit de Genève en Suisse pour nous reparler de Madeleine et de son projet donc qui consiste à témoigner de ce que c’est la vie avec le VIH auprès des jeunes. Donc dans les collèges, dans les lycées de la banlieue parisienne tout d’abord et j’en profite aussi pour remercier toute l’équipe du projet d’école Suisse qui nous a beaucoup soutenu dans tout ce qui est réalisation du projet Madeleine et qui va pouvoir déboucher bientôt j’espère sur des témoignages concrets.
Reda : Alors Sophie tu étais ce matin même dans un lycée de la banlieue parisienne côté chic, côté « chicos » (rires) du 93. Comment est-ce que tu as été reçue par l’infirmière scolaire et les autres personnes que tu as rencontrée ce matin ?
Sophie : Oui donc on a été rencontré l’infirmière scolaire du lycée Henri IV à Vaujours dans le 93, dans la banlieue chic. On a été très bien reçu en fait. Il y a un projet qui est mené avec les élèves autour du VIH/sida. Le projet Madeleine s’inscrirait vraiment dans toutes les actions qu’ils mènent. C’est vraiment des retours très positifs. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui sont touchés par notre démarche et on espère vraiment qu’un jour on pourra témoigner dans toutes les écoles, dans plus d’écoles possibles pour toucher le plus de jeunes possible et les sensibiliser à cette question.
Reda : Là aussi il y a un appel à faire passer aux personnes qui vivent avec le VIH et qui ont envie de contribuer à ce projet, à la prévention, à faire en sorte que l’histoire ne se répète pas. Sachant qu’il y a près de 300 gamins je crois, 300 adolescents, c’est-à-dire des moins de 18 ans qui sont contaminés chaque année en France, plus de la moitié en Ile-de-France. Donc il y a vraiment du boulot.
Sophie : Oui, on est tous concernés. Ca peut être nos enfants, nos parents, nos frères, nos sœurs et on invite également tous ceux qui sont concernés par le VIH/sida et qui voudraient témoigner, à venir nous voir, à venir nous rencontrer. On préparera ensemble les témoignages, on essaiera de faire passer la parole des personnes séropositives parce que ce n’est pas très souvent qu’on a l’occasion de parler de notre vécu. Donc c’est vraiment, enfin je pense qu’il n’y a pas plus crédible qu’une personne qui sait ce que c’est de vivre avec pour témoigner, pour prévenir de l’épidémie.
Reda : Alors on interpelle aussi les médias et ce matin, je vous ai raconté, je suis parti aux kiosque. C’est la première fois de ma vie que j’achète Girls (rires). Alors ce n’est pas une revue coquine, ça s’adresse aux adolescentes. Je ne sais pas si Sophie tu as un exemplaire sous la main, on en avait un. Mais si vous écoutez l’émission, on vous invite à aller l’acheter. C’est alors : « s’il te trompait pourrais-tu lui pardonner ? Astro love, amour, amitié que vas-tu vivre cette année ? Trois make-up facile à réaliser pour briller en soirée, Cadeau tous nos bons plans de dernière minute, il te plait découvre qui il est vraiment et témoignage elles se battent contre le sida. » Et ce sont trois jeunes femmes du Comité des Familles qui témoignent dans le Girls de janvier 2010, ça coûte 2,40 euros et ça se trouve en kiosque et ce qui est intéressant en plus de faire ça dans les médias, et de se battre pour que les journalistes traduisent fidèlement la réalité, respecte la volonté des personnes qui prennent la parole, on va aller dans les écoles et peut-être qu’il y aura des jeunes filles qui auront lu ça. Qu’est-ce que vous en penser, Nabila de lire, alors est-ce qu’on peut le dire...
Nabila : C’est vrai qu’il y a quelques temps, moi qui suis mère d’une adolescente, trois enfants dont une adolescente, j’étais tourmentée de voir ma fille lire ce genre de revue (rires). Aujourd’hui je peux dire effectivement, avoir des dossiers comme ça qui passent dans ce genre de revue, sont adressées essentiellement aux jeunes adolescentes, je précise adolescente, un dossier sur la sexualité et le VIH, je trouve ça super intéressant parce que c’est vraiment dans un cadre ludique mettre un dossier aussi sérieux et ce sont des adolescentes qui s’adressent à d’autres adolescentes pour leur expliquer, parler de leurs quotidiens...
Reda : Ils l’ont mis en couverture quand même. Est-ce que vous pensez que ça peut dénaturer de voir un sujet sérieux à côté de, je ne vous ai pas encore lu celui-là : « mieux que les soldes, je pique les fringues de ma mère » (rires).
Nabila : Tout à fait Reda j’étais en train d’en parler avec notre ami Ali tout à l’heure. Et c’est vrai que oui certaines filles piquent les affaires de leur maman (rires). Mais moi pour revenir à ce magazine je dirais, au contraire passer des messages aussi sérieux et aussi préventifs que ce genre de dossier concernant les maladies, d’ailleurs toutes les maladies et encore une fois le VIH concerne essentiellement de tout ce qui est d’ordre sexuel donc parler et s’adresser à des jeunes adolescentes et leur parler de VIH je trouve ça super intéressant et je dis bravo, pour une fois je dis bravo à Girls qui n’était vraiment pas mon...
Reda : Tu savais que ça existait ?
Nabila : Oui oui.
Reda : Oui c’est vrai tu as trois filles (rires). Donc avis aux intéressés. On se bat aussi comme ça. Elles se battent contre le sida c’est dans le Girls du mois de janvier de 2010, première fois qu’on fait la promo de ce genre de chose.
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Transcription : Sandra Jean-Pierre.
Photos

Elles se battent contre le sida (1)

Elles se battent contre le sida (2)

Elles se battent contre le sida (3)
Documents joints
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| Elles se battent contre le sida (Girls, janvier 2010) (PDF, 1.6 Mo) |



