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4ème Rencontre des parents et futurs parents concernés par le VIH | Bernard Hirschel | Couples concernés par le VIH | Faire un bébé quand on est séropositif | Sexe et sexualité

Libération sexuelle : Trois femmes séropositives vous expliquent l’« avis suisse »

14 avril 2010 (papamamanbebe.net)

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Reda : Bonjour et bienvenue à toutes et à tous, c’est l’émission Survivre au sida qui part en Suisse aujourd’hui. Le Comité des Familles prépare jeudi 15 avril à 19 heures une soirée discussion pour les couples concernés par le VIH autour de l’« avis suisse », on va vous expliquer aujourd’hui de quoi il s’agit, ce fameux "avis suisse", et pourquoi il est de nature à intéresser toutes les personnes séropositives et surtout toutes les personnes qui partagent leurs vies. On va revenir sur la 4e rencontre des parents et futurs parents concernés par le VIH. C’était le 23 mai 2009, ça fait presque un an depuis cette rencontre à laquelle était intervenu Bernard Hirschel, membre de la Commission fédérale suisse sur le sida, et un des principaux auteurs de cet avis qui dit une chose très simple : qu’une personne séropositive sous traitements dans des conditions — on va dire optimales — n’est plus contaminante, ne peut plus transmettre le virus, et ça ouvre des portes. Notamment, la porte de relations sexuelles protégées, non pas par un préservatif, mais par les médicaments. Alors, en face de moi, trois jeunes femmes : Zina, Tina et Jennifer. Bonjour et bienvenue à toutes les trois.

Zina, Tina, Jennifer : Bonjour !

Reda : Alors, je voudrais demander à Jennifer et Zina qui n’étaient pas présentes à la séance de la matinée dont on va écouter des extraits aujourd’hui, pour vous, qu’est-ce que c’est l’« avis suisse », et comment vous expliquerez cela à votre partenaire séronégatif ?

Zina : Pour moi c’est vraiment une grande avancée. C’est sûr que jusqu’à présent, il n’y avait que le préservatif pour préserver son partenaire séronégatif, et maintenant grâce à une trithérapie et à une charge virale indétectable depuis 6 mois, maintenant on n’a plus besoin de mettre un préservatif, ça remplace, et c’est vrai que ça facilite la vie : et pour faire des enfants, et dans les jeux sexuels. C’est une grande libération, je trouve.

Reda : Ce n’est pas du tout ne pas se protéger, c’est se protéger avec autre chose que le préservatif, c’est se protéger grâce aux médicaments. Jennifer, si tu devais parler à ton amoureux de l’« avis suisse », tu lui expliquerais ça comment ? Puisqu’en fin de compte c’est le partenaire ou la partenaire qui n’a pas le virus qui prend le risque, s’il y en a un.

Jennifer : Tout à fait. Déjà l"avis suisse" c’est une avancée au niveau des contaminations et tout ça. Donc après, c’est un choix, faut qu’il comprenne vraiment bien. Mais, je pense que déjà j’expliquerais que l"avis suisse" ce n’est pas obligatoire de le suivre, mais que c’est pour les séropositifs, et que ça permet vraiment pour ceux qui ont du mal à se projeter pour faire des enfants ou des choses comme ça, vraiment d’être plus confiants et d’avoir moins peur de contaminer.Donc, c’est vrai que c’est une bonne bouffée d’air.

Reda : Mais ce n’est pas seulement pour faire un bébé…

Jennifer : Non pas seulement pour faire un bébé…

Reda : C’est aussi pour les rapports sexuels. Alors, l’« avis suisse », publié en janvier 2008 reste assez prudent en fin de compte, puisqu’il dit qu’il s’applique aux couples hétérosexuels stables, pour éviter la présence ou la venue d’autres infections sexuellement transmissibles qui pourrait faire remonter le risque de transmission. Donc on va écouter ça d’abord, à travers l’intégrale de l’intervention de Bernard Hirschel qui fait 16 minutes 32 secondes, suivie de 15 questions posées dans le débat lors de la 4e rencontre des parents et futurs parents concernés par le VIH.

Transcription : Yentl Coubes


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