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	<title>Forum de l'article: Fran&#231;ois Blais, s&#233;ropositif, t&#233;moigne de sa vie avec le VIH au Qu&#233;bec | papamamanbebe.net</title>
	<link>http://papamamanbebe.net/a10346-francois-blais-seropositif-temoigne-de-sa.html#forum</link>
	<description>Forum de discussion de l'article</description>
	<language>fr</language>

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		<title>papamamanbebe.net</title>
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	    <item>
		<title>Fran&#231;ois Blais, s&#233;ropositif, t&#233;moigne de sa vie avec le VIH au Qu&#233;bec</title>
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		<date>2012-07-04 18:51:53</date>
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		<![CDATA[			
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			&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Parler du VIH/Sida aux jeunes : c'est ce que fait Fran&#231;ois Blais au Qu&#233;bec depuis 17 ans pour les sensibiliser. Fran&#231;ois Blais sait qu'il est s&#233;ropositif depuis 18 ans et garde une forme athl&#233;tique, ce qui peut parfois surprendre les jeunes qui ont des images fausses des personnes vivant avec le VIH. En utilisant le jeu et l'humour, il r&#233;ussit &#224; installer un climat de confiance qui incite les jeunes &#224; poser des questions et partager leurs exp&#233;riences. &#201;coutons Fran&#231;ois Blais, pr&#233;sident-fondateur de Ruban en route 2004.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;D&#233;but du son.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Blais&lt;/strong&gt; : Notre r&#244;le consiste &#224; faire de la pr&#233;vention, d&#233;mystifier le VIH, le sida, les infections transmissibles sexuellement. C'est un programme qui est unique en son genre. On est les seuls &#224; faire cette tourn&#233;e. C'est un programme qui est divis&#233; en trois parties. Nous, on s'est adapt&#233; &#224; des p&#233;riodes de cours qui sont de 75 minutes. Il y a trois volets dans notre rencontre. Le volet qui est un jeu questionnaire. Il y a deux &#233;quipes qui vont s'affronter &#224; ce relais VIH. C'est un peu des questions sur le VIH, le sida, les infections sexuellement transmissibles et on forme des &#233;quipes de gars et des &#233;quipes de filles. Donc il y a une rivalit&#233; qui s'installe. C'est tr&#232;s humoristique, tr&#232;s constructif aussi et avec cette comp&#233;tition-l&#224;, &#231;a rend les choses encore beaucoup plus int&#233;ressantes. Deuxi&#232;me partie de la rencontre, qui est de mettre en pratique ce qu'on a appris durant cette premi&#232;re partie, durant le jeu. L&#224;, il y a des d&#233;monstrations o&#249; je vais aller chercher des gens dans le public, gar&#231;on et fille pour reformer le couple si on veut. Et l&#224;, il y a des exercices pratiques. Comment mettre un pr&#233;servatif ? On fait &#233;galement gonfler le pr&#233;servatif parce que beaucoup de gens vont dire : &#171; moi je n'utilise pas le pr&#233;servatif parce qu'il n'y en a pas un de ma grandeur &#187;. Alors on leur dit : &#171; si vous ne rentrez pas dans ce pr&#233;servatif, vous avez un probl&#232;me &#187;. Et on termine la rencontre avec le t&#233;moignage d'une personne qui vit avec le VIH, et c'est suivi d'une p&#233;riode de questions. Dans ce programme, c'est moi qui fait le t&#233;moignage. Alors c'est s&#251;r qu'&#224; la radio, on ne peut pas voir ce que j'ai l&#224;, mais je suis une personne qui est tr&#232;s en forme, tr&#232;s sportive. Donc les gens s'attendent toujours &#224; voir quelqu'un qui est tr&#232;s affaibli, qui est malade, qui a du mal &#224; s'exprimer. Et l&#224;, il y a un effet de choc, un effet de bombe. C'est suivi de la p&#233;riode des questions. Ce que je peux vous dire, c'est que c'est pr&#233;sent&#233; devant un groupe de 100 jusqu'&#224; 500 personnes et on a toujours la m&#234;me r&#233;action. Au d&#233;but, les gens s'emballent. Il y a la rivalit&#233;, la comp&#233;tition, il y a de l'humour. Et &#224; la fin on n'entend rien. Qu'on soit 500, qu'on soit 1000 personnes, on n'entend rien du tout. La p&#233;riode de question est encore plus int&#233;ressante puisque les gens, &#224; cause de cette formule, sont beaucoup plus port&#233;s &#224; s'ouvrir. Donc il n'y a aucune g&#234;ne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous au Qu&#233;bec, on rencontre plus de 30 000 personnes par ann&#233;e. Il y a plus de 150 pr&#233;sentations qui sont donn&#233;es depuis maintenant 19 ans. Donc c'est chaque ann&#233;e de septembre &#224; juin. Deux pr&#233;sentations par jour, 5 jours dans la semaine, et puis c'est comme &#231;a qu'on roule notre bosse au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui concerne le t&#233;moignage, moi je suis s&#233;ropositif depuis maintenant, &#231;a fait plus de 18 ans que je le sais. En revanche, &#224; cause de certaines circonstances, si on &#233;tait capable de revenir dans le temps et de savoir exactement quand et comment j'ai &#233;t&#233; infect&#233;, donc moi ce que je peux dire aujourd'hui, &#231;a fait plus de 28 ans. Donc oui, j'ai un traitement, oui je prends les m&#233;dicaments qui s'imposent et c'est ce qui rend int&#233;ressant le t&#233;moignage qu'on apporte, que j'apporte dans cette rencontre. C'est comment on peut apprendre cette nouvelle, comment il faut rapidement &#8220;dealer&#8221; avec une nouvelle aussi forte que celle d'apprendre qu'on est s&#233;ropositif, quelle est la r&#233;action de l'entourage, quelle est la r&#233;action au niveau du travail, quelles sont les cons&#233;quences que &#231;a peut avoir ? Donc je raconte tout &#231;a et c'est l&#224;, au niveau du t&#233;moignage, les jeunes prennent conscience que, ah oui, c'est vrai il y a des m&#233;dicaments, mais au-del&#224; des m&#233;dicaments, il y a une vie qui est litt&#233;ralement transform&#233;e et qui va &#234;tre encore transform&#233;e dans le futur parce qu'il n'y a pas de traitement qui va gu&#233;rir cette maladie. Et c'est s&#251;r que, en ce qui me concerne moi, je leur dit toujours, moi je ne suis pas porteur du virus, &#231;a ne para&#238;t pas, ce n'est pas &#233;crit sur mon front. Et l&#224;, &#231;a va bien parce que je suis mon employeur, c'est moi qui ai mis sur pieds cet organisme. Alors je n'ai pas de mis&#232;re, si j'ai besoin d'un cong&#233;, je le prends. Mais en revanche, quand on a &#224; justifier &#224; son employeur les rencontres chez le m&#233;decin, qu'on ait des m&#233;dicaments &#224; prendre, automatiquement il y a une stigmatisation qui se fait. On est point&#233; du doigt. Il y a toute une r&#233;alit&#233;, et ce dont on s'est aper&#231;u &#233;galement en allant &#224; Paris cette ann&#233;e, c'est que partout o&#249; on va, parce que le projet quand m&#234;me fait des petits, c'est la m&#234;me r&#233;alit&#233;. C'est que on est port&#233; &#224; se dire politiquement correct ouvert &#224; cette probl&#233;matique, mais en r&#233;alit&#233; il y a un autre discours. Donc lorsque tu dois justifier les faits, que tu es porteur du virus, c'est l&#224; que les masques se l&#232;vent et on en subit encore les cons&#233;quences. Moi, j'ai fait l'exercice il n'y pas si longtemps, et on dit au Qu&#233;bec qu'on est une soci&#233;t&#233; qui est ouverte, de me trouver un emploi, un autre emploi et &#224; chaque fois qu'on arrive pour passer ce qu'on appelle nous le m&#233;dical, apr&#232;s les examens, bah l&#224; c'est dommage mais on va en prendre un autre qui n'est pas porteur. La r&#233;alit&#233;, c'est qu'on remplit une demande d'emploi, on est appel&#233;, il y a des entrevues qui vont se faire. Si on passe toutes les &#233;tapes de l'entrevue, souvent des examens &#233;crits, ensuite c'est le m&#233;dical, pour savoir si l'employ&#233; est en bonne sant&#233;. On peut cacher notre statut de s&#233;ropositif mais si jamais l'employeur apprenait &#224; cause de la m&#233;dication, qu'il doit payer une &#8220;subprime&#8221;, que je dois manquer, on a menti. C'est une raison pour un renvoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Pour revenir sur ce que vous faites dans les &#233;coles. Vous faites &#231;a dans quelles &#233;coles... ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Blais&lt;/strong&gt; : Nous c'est l'&#233;quivalent des jeunes, qu'on appelle secondaire. Donc je pense que c'est l'&#233;quivalent des lyc&#233;es, entre 12 et 18 ans. Ce sont les jeunes qu'on cible. Il y a &#233;galement une version dans le m&#234;me concept, une version adultes o&#249; on va davantage plus loin dans les explications, et on prend en consid&#233;ration les couples qui se reforment, les couples de m&#234;me sexe. Ce qui m'a surpris moi, des rencontres que j'ai pu faire &#224; Paris, ce qui m'a choqu&#233; aussi, c'est le fait d'entendre, &#171; moi, je suis s&#233;ropo pd &#187;. Moi je me fous que tu sois pd, que tu sois n'importe quoi. Mais pourquoi toujours justifier l'orientation sexuelle ? Alors que nous, ce qu'on fait dans les &#233;coles, je vais poser carr&#233;ment la question aux jeunes, aimeriez-vous savoir comment moi j'ai pu &#234;tre infect&#233; &#224; ce virus ? C'est automatique, la r&#233;ponse va &#234;tre oui. Oui on veut le savoir. Oui c'est int&#233;ressant. Et je leur dit : &#171; Bah vous ne le saurez pas parce que &#231;a ne change pas le diagnostic, et aussi, si je vous disais que c'&#233;tait par relation sexuelle non prot&#233;g&#233;e ou parce que j'aurai partag&#233; des seringues, l&#224;, les gens me diraient, tu courrais apr&#232;s, tant pis pour toi, ne viens pas te plaindre et puis arrange-toi. Tandis qu'une transfusion sanguine, automatiquement les gens prendraient piti&#233; de moi parce que je n'aurai pas fait expr&#232;s de l'attraper &#187;. Donc il y a encore cette diff&#233;rence qui est faite. &#199;a peut avoir des cons&#233;quences importantes sur les individus. Moi quand je rencontre des gens, je ne leur demande pas, bonjour je me pr&#233;sente, Fran&#231;ois, je suis h&#233;t&#233;rosexuel, mari&#233; depuis... non. Moi je suis Fran&#231;ois. Maintenant avec les r&#233;seaux sociaux, tout le monde exprime ce qu'il pense. Faut se garder une g&#234;ne pour les raisons que j'ai mentionn&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Quelles sont les questions que les jeunes vous posent ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fran&#231;ois Blais&lt;/strong&gt; : Ils ont tous des connaissances de bases qui sont dans le tiroir des oubliettes. Nous, ce qu'on explique, c'est que de moins en moins, malheureusement, au Qu&#233;bec on en parle. Il y a d'autres causes, d'autres maladies qui ont pris le dessus, entre autre le cancer du sein. Non pas qu'on estime que ce n'est pas important, mais c'est une r&#233;alit&#233;. C'est beaucoup plus vendeur, si on veut, la cause du cancer du sein que le VIH. Donc les m&#233;dias n'en parlent pratiquement plus et on a encore au Qu&#233;bec sur une population de 8 millions de personnes, 3 &#224; 4 nouvelles personnes &#224; chaque jour qui sont infect&#233;es. Ce sont des gens entre 15 et 29 ans. Cette statistique-l&#224;, on la remet sur le tapis. Deuxi&#232;mement, les jeunes posent toujours comme question, est-ce qu'on est encore capable d'avoir des relations sexuelles ? Alors pour eux, le fait d'avoir le VIH, c'est comme si l'appareil physique ne fonctionnait plus. Et l&#224;, on leur dit, &#233;coutez, il y a des &#233;tapes dans une annonce mais oui, on est encore capable d'&#234;tre actif sexuellement. Le probl&#232;me que nous on commence &#224; avoir ici, c'est qu'il y a des gens qui sont poursuivis parce qu'ils sont s&#233;ropositifs, et qu'ils ne l'ont pas r&#233;v&#233;l&#233; au partenaire. Donc ils sont tra&#238;n&#233;s en justice, il y a quelques condamnation &#224; ce sujet-l&#224;. Alors nous, ce qu'on leur dit : &#171; on a des rapports sexuels, on est deux, donc c'est &#224; vous deux de vous prot&#233;ger &#187;. Il y a comme cette chasse aux sorci&#232;res qui augmente d'ann&#233;e en ann&#233;e au Canada. Donc &#231;a, c'est une question qui revient &#224; chaque pr&#233;sentation, est-ce que c'est possible d'avoir une vie de couple, est-ce que c'est possible d'avoir des enfants, qui paye votre m&#233;dication ? Et surtout sur les relations de couples. Nous on a une expression qui est la maladie &#171; Y vont &#187;, comme le pr&#233;nom Yvon. Qu'est-ce qu'ils vont dire, qu'est-ce qu'ils vont faire s'ils apprennent que tu es porteur ? Comment est-ce que les gens r&#233;agissent autour de toi ? Donc &#231;a c'est une grande question. Le reste, &#231;a devient de la m&#233;canique, &#231;a devient, ce n'est pas dans ma cause, &#231;a ne me touche pas personnellement. Au niveau des relations sexuelles, il y a les deux personnes. Nous ce qu'on dit toujours, il y a deux b&#234;tes qui sont entre vos deux oreilles qu'on ne r&#233;ussit pas justement &#224; sensibiliser. De l&#224; l'importance d'en parler, d'en reparler et puis d'en reparler. C'est beaucoup d'inqui&#233;tudes. Surtout, moi ce que je remarque depuis trois ans environ c'est que le lundi apr&#232;s un week-end, il y a beaucoup de gens qui vont se lever dans l'auditorium, dans la salle, qui vont carr&#233;ment me raconter leur fin de semaine. Nous on a des concours de fellation ici, qu'on appelle le concours arc-en-ciel o&#249; la personne va mettre du rouge &#224; l&#232;vres de diff&#233;rentes couleurs, et faire des fellations aux jeunes. Et ils sont en panique le lundi, devant une salle de 500 personnes, vont me dire : &#171; &#233;coute, moi j'ai fait des fellations en fin de semaine, est-ce qu'il y a un danger ? &#187;. Alors vous voyez comment la pudeur, il n'y en a plus. Et puis l&#224;, ce sont des jeunes de 13, 14, 15 ans. C'est assez alarmant. Malheureusement, comme ce n'est plus prioritaire, la pr&#233;vention ce n'est pas prioritaire. Nous on a un budget qui est minime. Moi j'ai &#233;t&#233; renvers&#233; de voir les budgets que certains organismes re&#231;oivent, sans les nommer, moi avoir que la moiti&#233; je serai aux anges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Fin du son.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Vous venez d'&#233;couter Fran&#231;ois Blais, qui fait de la pr&#233;vention aupr&#232;s des jeunes pour parler du VIH. Tina, &#231;a te rappelle sans doute quelque chose. Qu'est-ce que tu penses de l'initiative de Fran&#231;ois Blais ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : Oui &#231;a me fait &#233;cho parce qu'au Comit&#233; des familles, on a le projet Madeleine. Ce sont justement des membres de l'association, des personnes s&#233;ropositives qui ont cette m&#234;me envie, d'aller t&#233;moigner aupr&#232;s des jeunes de la vie avec le VIH dans le but de faire de la pr&#233;vention et aussi de lutter contre les stigmatisations, les id&#233;es re&#231;ues qu'ont les jeunes sur ce que c'est la vie avec le VIH. Toute la discrimination et le rejet que subissent les personnes s&#233;ropositives. &#199;a se fait difficilement parce que les &#233;coles ont du mal &#224; ouvrir les portes aux personnes s&#233;ropositives. On n'a pas beaucoup d'endroits o&#249; on est re&#231;u pour l'instant. On essaye, on a des ouvertures sur des antennes jeunesses. Il y a des endroits qui sont plus ouverts &#224; ce genre d'actions que d'autres. Sur son action, je n'ai pas tout bien compris, c'est vrai qu'il a un petit accent qui est d'ailleurs tr&#232;s sympathique. Mais ce jeu, je n'ai pas tout &#224; fait compris. Je trouve que c'est en tout cas tr&#232;s bien, il en fait beaucoup. Le nombre d'interventions et le nombre de personnes qui re&#231;oivent cette action c'est &#233;norme. 150 interventions par an c'est beaucoup. C'est d&#233;j&#224; nettement efficace j'imagine. Mais l'intervention en elle-m&#234;me je n'ai pas tout bien compris. Est-ce qu'ils font vraiment des pr&#233;sentations en direct ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Si c'est &#231;a. En fait, il se pr&#233;sente devant les &#233;l&#232;ves. Au d&#233;but il fait des jeux, il parle du VIH de fa&#231;on humoristique. Puis apr&#232;s, il va se pr&#233;senter, &#171; moi je suis concern&#233; par le VIH, je suis s&#233;ropositif depuis tant d'ann&#233;es &#187;. Ensuite s'engage une discussion, des questions-r&#233;ponses et puis ce qu'il disait c'est que, &#224; la fin, les jeunes sont tellement en confiance, qu'ils vont jusqu'&#224; raconter leurs exp&#233;riences sexuelles. C'est &#231;a la derni&#232;re chose qu'il a dit, un jeu qui s'appelle arc-en-ciel, c'est de faire des fellations...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : D'en parler en fait, c'est &#231;a ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Ce sont les jeunes qui parlent de leurs pratiques, c'est &#231;a.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : D'accord. Je pense que c'est g&#233;nial d'ouvrir la parole, de r&#233;ussir &#224; ce que les jeunes s'expriment. C'est vrai que nous aussi quand on fait ces interventions, on voit que les jeunes ont du mal &#224; parler ouvertement, poser des questions et le but, c'est qu'&#224; ce moment-l&#224;, les jeunes peuvent poser toutes les questions, on parle ouvertement. Pour faire de la pr&#233;vention, faut vraiment &#234;tre dans le vrai, sans tabou et oser parler de tout. Et s'il r&#233;ussit &#224; atteindre ce niveau-l&#224;, je pense que c'est vraiment tr&#232;s bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Quand vous faites les interventions, est-ce qu'il y a un vrai &#233;change avec les &#233;l&#232;ves ? Quelles questions reviennent ? Est-ce que c'est le m&#234;me type de questions auxquelles est confront&#233; Fran&#231;ois Blais ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : La derni&#232;re partie de l'intervention ce sont des questions des &#233;l&#232;ves. Nous on est &#224; deux ou trois personnes &#224; t&#233;moigner. Il y a un groupe d'environ 10 &#224; 15 personnes qui sont partantes pour t&#233;moigner, avec bien s&#251;r des histoires toutes tr&#232;s diff&#233;rentes. On y va &#224; deux ou &#224; trois. Apr&#232;s, il y a les questions de la salle. On fait passer un chapeau o&#249; les jeunes peuvent mettre les questions, les noter sur un papier, les mettre dans un chapeau, apr&#232;s on lit les questions. Du coup c'est anonyme. Des questions que les jeunes ne posent pas parce qu'ils ont peur devant les autres jeunes de poser ces questions. Il y a des questions qui peuvent m&#234;me &#234;tre difficile pour les t&#233;moignants : &#171; est-ce que vous allez mourir bient&#244;t ? &#187;. Ils ne comprennent pas vraiment bien, il y en a qui pensent que la pilule prot&#232;ge du VIH. Il y en a qui pensent que le mariage prot&#232;ge du VIH. Et puis aussi, ce que disait Fran&#231;ois du Qu&#233;bec, quand on arrive on est en pleine forme, on n'a pas l'air malade, on n'a pas &#8220;l'air s&#233;ropositif&#8221;, entre guillemet l'image qu'on s'en fait. C'est d&#233;j&#224; &#231;a qui souvent interpelle les jeunes. Ils comprennent qu'effectivement, en fait ils se reconnaissent un peu en nous et en disant voil&#224;, ok j'ai compris que &#231;a peut vraiment concerner tout le monde, pas seulement les homosexuels. Certains pensent encore que ce ne sont que les homosexuels qui sont concern&#233;s ou bien que les africains. Ce sont des messages un peu pour essayer de balayer les fausses id&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Concernant le budget, Fran&#231;ois Blais disait que lui, la pr&#233;vention au Canada ce n'est pas prioritaire. Du coup il a un maigre budget par rapport &#224; d'autres grosses associations. Est-ce que pour le projet Madeleine il y a un budget important ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : C'est quasiment rien du tout. Comme pas mal de projets, on fait avec notre volont&#233; militante et puis c'est tout. Le projet Madeleine il existe depuis 3 ans il me semble. C'est la premi&#232;re fois qu'on a re&#231;u un maigre, tout petit financement, vraiment de rien du tout, du Conseil r&#233;gional d'lle-de-France. On fait &#231;a vraiment avec la volont&#233; militante et b&#233;n&#233;vole des membres de l'association.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Jacques Gasnault, je sais que vous n'&#234;tes pas venu pour parler sur ce sujet mais simplement, est-ce que je peux vous demander quand m&#234;me ce que vous pensez de ce type d'initiative, que ce soit pour le Comit&#233; des familles, une association cr&#233;&#233;e et g&#233;r&#233;e pour et par des familles concern&#233;es par le VIH, avec le projet Madeleine ou donc que ce soit avec l'initiative de Fran&#231;ois Blais qui fait &#231;a au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jacques Gasnault&lt;/strong&gt; : Tr&#232;s important de travailler aupr&#232;s du public au sens large, que ce soient des jeunes, mais aussi des moins jeunes. La population &#224; laquelle je suis confront&#233; c'est plut&#244;t des moins jeunes. Pour essayer d'apporter des informations de bases, de faire de l'&#233;ducation. Alors nous, on fait beaucoup d'&#233;ducation th&#233;rapeutique, mais l'&#233;ducation &#224; la pr&#233;vention, l'&#233;ducation &#224; la connaissance, les connaissances de base. Sur les choses que je viens d'entendre, il y a manifestement beaucoup d'id&#233;es fausses qui circulent, qui impr&#232;gnent. Donc tout ce qui peut am&#233;liorer la connaissance c'est tr&#232;s important parce que &#231;a va aider bien s&#251;r les jeunes &#224; avoir les bonnes d&#233;marches de pr&#233;vention. Donc moi je pense que c'est fondamentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transcription&lt;/strong&gt; : Sandra JEAN-PIERRE &lt;strong&gt;Correction&lt;/strong&gt; : Selma MIHOUBI&lt;/p&gt;</description> 
		<author>Sandra Jean-Pierre</author>
		<dc:date>2012-07-04T16:51:53Z</dc:date>
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		<dc:creator>Sandra Jean-Pierre</dc:creator>
		
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