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	<title>Forum de l'article: Discussion sur l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant | papamamanbebe.net</title>
	<link>http://papamamanbebe.net/a10414-discussion-sur-l-annonce-de-la-seropositivit.html#forum</link>
	<description>Forum de discussion de l'article</description>
	<language>fr</language>

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		<title>papamamanbebe.net</title>
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		<description>papamamanbebe.net</description>
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	    <item>
		<title>Discussion sur l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant</title>
		<link>http://papamamanbebe.net/a10414-discussion-sur-l-annonce-de-la-seropositivit.html</link>
		<date>2012-10-04 11:15:02</date>
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		<![CDATA[			
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			&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Djamel Hamadache, vous &#234;tes infirmier sp&#233;cialis&#233; dans le domaine du VIH &#224; Londres. Vous travaillez avec les enfants infect&#233;s par le VIH. Est-ce que des femmes comme &lt;a href='http://papamamanbebe.net/a10413-le-journal-de-jennyfer-episode-un-obj.html' class='spip_in'&gt;Jennyfer&lt;/a&gt;, qui sont n&#233;es avec le VIH et qui aujourd'hui sont parents, vous en voyez beaucoup dans votre service ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Oui. J'en vois &#233;norm&#233;ment. On a environ 40 naissances par an et j'ai une cohorte de 70 enfants qui sont suivis pour le moment, comme Jennyfer l'a signal&#233;, avec le traitement d&#232;s la naissance et puis les prises de sang r&#233;guli&#232;res apr&#232;s la naissance jusqu'&#224; l'&#226;ge de 2 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Pouvez-vous pr&#233;senter votre service ? Combien d'enfants vous suivez dans votre service ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Je travaille dans un h&#244;pital &#224; Londres qui est un h&#244;pital r&#233;f&#233;rent en ce qui concerne le VIH chez l'enfant. Dans mon service nous avons actuellement 130 enfants s&#233;ropositifs au VIH et 2 ou 3 qui sont, je dirai 3 enfants qui sont co-infect&#233;s avec l'h&#233;patite B aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Pourquoi est-ce qu'il y a tant d'enfants encore qui naissent avec le VIH ? Qu'est-ce qui se passe ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Ce ne sont pas forc&#233;ment des enfants qui sont n&#233;s r&#233;cemment avec le VIH. La prise en charge de la maman s&#233;ropositive a &#233;t&#233; vraiment mise en place &#224; partir de l'an 2000. Donc les enfants que nous suivons sont en fait des enfants qui sont n&#233;s avant l'an 2000. La prise en charge &#233;tait vraiment diff&#233;rente et nous n'avions pas &#224; l'&#233;poque toutes les connaissances et les outils n&#233;cessaires justement pour diminuer ce risque de transmission qui est maintenant de moins de 1%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Est-ce qu'il y a encore des femmes qui apprennent leur s&#233;ropositivit&#233; tr&#232;s tardivement et donc du coup qui peuvent donner naissance &#224; des enfants infect&#233;s par le VIH ? Est-ce que &#231;a se produit encore aujourd'hui ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Oui. Durant ma carri&#232;re en tout cas dans le milieu p&#233;diatrique, depuis 2006, j'ai connu &#224; peu pr&#232;s 2 enfants qui ont &#233;t&#233; infect&#233;s d&#232;s la naissance simplement parce que la maman ne connaissait pas son statut s&#233;rologique par rapport au VIH. Ou alors la maman ne suivait pas forc&#233;ment ses traitements et n'avait pas eu acc&#232;s &#224; un service m&#233;dical suffisamment t&#244;t.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Tina, est-ce que tu sais en quoi consiste le r&#244;le d'un infirmier en France ? Peut-&#234;tre que tu en vois de temps en temps quand tu vas &#224; l'h&#244;pital. Est-ce que tu vois &#224; peu pr&#232;s qu'est-ce que font les infirmiers en France ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : Je dois dire pas sp&#233;cialement, d&#233;sol&#233;e. Je dis &#231;a dans le cadre pr&#233;cis d'un infirmier dans un service VIH et encore plus dans un service VIH pour enfant et adolescent. Quand je vais en consultation, je vois effectivement uniquement mon infectiologue et je repars. Je pense que pour d'autres personnes c'est peut-&#234;tre diff&#233;rent. Il y a les infirmiers qui peuvent faire les prises de sang. Mais justement je n'en sais pas trop. En p&#233;diatrie, je pense qu'effectivement, le r&#244;le principal c'est le p&#233;diatre et que les infirmiers n'ont qu'un r&#244;le secondaire et de ce que j'ai compris c'est diff&#233;rent en Angleterre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Est-ce que vous pouvez expliquer votre r&#244;le ? Qu'est-ce que vous faites dans votre service ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Mon service est principalement un service de consultation externe o&#249; je travaille vraiment en collaboration avec une &#233;quipe pluridisciplinaire. C'est-&#224;-dire qu'il y a des psychologues, des m&#233;decins, des assistantes sociales et di&#233;t&#233;ticiens etc. On travaille vraiment ensemble plut&#244;t que d'avoir justement une hi&#233;rarchie descendante je dirai. Les prises de d&#233;cisions sont prises de fa&#231;on commune. Effectivement le m&#233;decin a peut-&#234;tre un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans les d&#233;cisions de traitement etc. Mais en ce qui concerne la prise en charge psychologique sociale ou globale de la personne s&#233;ropositive, c'est vraiment des d&#233;cisions communes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Du coup, est-ce que vous avez carr&#233;ment une consultation, un bureau ? Vous recevez des enfants ou avec leurs familles j'imagine ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Effectivement je fais des consultations sans la pr&#233;sence du m&#233;decin. Je m'occupe principalement des nouveaux n&#233;s qui pour la majeur partie ne sont pas infect&#233;s. Donc c'est vraiment faire le suivi global et identifier des probl&#232;mes de sant&#233; qui ne sont pas forc&#233;ment li&#233;s &#224; l'infection VIH. Mais en parall&#232;le effectivement on a des protocoles de soin qui nous permettent de tester les enfants qui sont n&#233;s de mamans s&#233;ropositives. Je fais aussi des consultations en ce qui concerne l'observance des traitements. Donc c'est plus un accompagnement et un soutien &#224; la personne plut&#244;t que de dicter justement ce que la personne doit dire ou en tout cas, voil&#224;, &#231;a va du soutien des parents mais aussi du soutien des adolescents dans cette prise de traitement. Je m'occupe avec le reste de l'&#233;quipe &#224; l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; de l'enfant. Mais &#231;a se fait vraiment en discussion avec les parents. A savoir, pouvoir identifier la meilleure fa&#231;on adapt&#233;e &#224; cet enfant ou &#224; cette famille bien particuli&#232;re. C'est vraiment des soins qui sont adapt&#233;s &#224; la personne qui se trouve en face de moi et pas forc&#233;ment des soins qui sont appliqu&#233;s de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale &#224; cette population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Vous avez parl&#233; de l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233;. Donc &#231;a veut dire que parfois vous vous retrouvez &#224; annoncer &#224; un enfant qu'il est infect&#233; par le VIH. Est-ce qu'il y a un &#226;ge meilleur pour annoncer ce diagnostic &#224; un enfant ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : On a travaill&#233; avec nos psychologues qui nous ont permis justement de mettre en place une sorte de guide pratique qui nous permettent d'annoncer la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant. On s'est rendu compte que l'enfant vers l'&#226;ge de 7-8 ans &#233;tait plus r&#233;ceptif qu'un enfant plus jeune et pouvait comprendre les choses de fa&#231;on meilleure. Comme l'a dit Jennyfer, elle l'a appris &#224; l'&#226;ge de 5-6 ans, effectivement elle savait qu'il y avait quelque chose mais elle ne comprenait pas forc&#233;ment ce qui se passait. A l'&#226;ge de 7-8 ans l'enfant est un peu plus capable d'analyser les informations et de les int&#233;grer. Maintenant il faut savoir que c'est un processus. C'est-&#224;-dire que, on n'arrive pas &#224; devenir comme &#231;a devant l'enfant et on lui donne le nom du virus. Mais vers l'&#226;ge de 7-8 ans, on lui apporte des informations, comme, voil&#224; la raison pour laquelle l'enfant vient &#224; l'h&#244;pital, c'est pour voir si son corps est suffisamment fort pour combattre les infections. C'est pour v&#233;rifier le taux de cellules combattantes. On fait r&#233;f&#233;rence bien &#233;videmment au CD4. Et ensuite vers 8-9 ans, c'est l&#224; o&#249; on parle de virus et on explique un peu plus la raison pour laquelle l'enfant doit prendre des m&#233;dicaments. Et c'est seulement vers 11 ans que l'on nomme le virus. Mais une fois de plus, c'est une annonce qui doit se faire par rapport au d&#233;veloppement de l'enfant. Il faut vraiment prendre en compte le niveau psychologique ou le niveau cognitif de l'enfant pour lui permettre de pouvoir int&#233;grer cette information plus facilement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Tina, as-tu une question, une remarque ou un commentaire &#224; faire avant que je poursuive avec Djamel ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : Non, non j'&#233;coute. J'&#233;coute attentivement et puis bien s&#251;r &#231;a fait penser &#224; l'annonce en g&#233;n&#233;ral. Donc ici au Comit&#233; des familles, ce n'est pas l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; de l'enfant mais l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; d'un de ses parents. En g&#233;n&#233;ral les parents qui d&#233;cident &#224; un moment donn&#233; ou qui se posent la question, je pense que beaucoup de personnes pensent qu'il faut l'annoncer apr&#232;s l'adolescence. Mais l&#224; j'ai clairement compris que pour l'enfant c'est mieux de dig&#233;rer cette annonce avant l'adolescence et je trouve que c'est tr&#232;s int&#233;ressant. Ce serait vraiment int&#233;ressant de faire un atelier pour les parents, pour leur donner des mots parce que parfois, les mots manquent peut-&#234;tre. Il y en a qui le font naturellement et &#231;a se passe tr&#232;s bien. On a des exemples justement de parents qui ont servi de mod&#232;le &#224; d'autres parents parce qu'ils ont pu trouver les bons mots sans dramatiser la chose. Je pense que &#231;a peut beaucoup aider des parents &#224; annoncer aussi leur s&#233;ropositivit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Un enfant qui a des parents s&#233;ropositifs, l'enfant c'est mieux qu'il apprenne &#231;a d&#232;s son plus jeune &#226;ge, &#231;a revient au m&#234;me ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : L'enfant int&#232;grera plus facilement et acceptera aussi plus facilement l'information si les choses sont normalis&#233;es. Le fait d'en parler ouvertement d&#232;s le plus jeune &#226;ge, de prendre en compte le d&#233;veloppement de l'enfant et de lui faire comprendre que ce n'est pas un secret. On ne parle pas de secret. En Angleterre on parle d'information priv&#233;e parce que automatiquement un secret &#231;a veut dire que cet enfant est diff&#233;rent des autres et on pense que le fait de dire &#224; l'enfant que c'est priv&#233;e, donc pas forc&#233;ment &#224; partager avec d'autres. Mais il arrivera de toute fa&#231;on &#224; un moment dans la vie de cet enfant o&#249; cet enfant aura envie d'en parler &#224; d'autres et le fait de dire que c'est un secret n'aidera pas forc&#233;ment l'enfant &#224; pouvoir faire cette d&#233;marche. Tina a insist&#233; sur le fait que l'annonce en Angleterre se fait avant l'adolescence parce que, effectivement l'adolescence est d&#233;j&#224; un moment qui peut &#234;tre difficile chez l'enfant. C'est une recherche d'identit&#233;, c'est des montagnes russes dans la vie. Le fait de pouvoir annoncer la s&#233;ropositivit&#233; d'un enfant lorsque cet enfant vit dans des conditions stables est peut-&#234;tre plus b&#233;n&#233;fique. Maintenant en Su&#232;de, il y a un service hospitalier, en tout cas une &#233;quipe de professionnels qui ont d&#233;cid&#233; de parler ouvertement du VIH durant la consultation p&#233;diatrique parce que effectivement le but c'est vraiment de normaliser, de d&#233;stigmatiser la maladie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : En imaginant la situation c'est vrai que &#231;a fait bizarre d'imaginer qu'un m&#233;decin va &#233;viter de parler du virus ou de nommer le virus devant son patient. C'est vraiment du jamais vu. Donc c'est vrai que &#231;a para&#238;t bizarre et forc&#233;ment &#231;a doit faire un effet sur l'enfant s'il se rend compte qu'on a essay&#233; toutes ces ann&#233;es de lui cacher le nom de ce qu'il avait. Je comprends qu'il y ait cette r&#233;flexion l&#224;-dessus en se disant que, en tant que m&#233;decin on parle toujours ouvertement &#224; son patient m&#234;me s'il est petit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Vous disiez qu'en Angleterre on annonce avant l'adolescence mais en France aussi. On en avait parl&#233; &#224; l'&#233;mission notamment avec &lt;a href='http://papamamanbebe.net/a9925-mon-fils-tu-es-ne-avec-le-vih-ne-pas-atte.html' class='spip_in'&gt;Catherine Dollfus&lt;/a&gt; qui est p&#233;diatre &#224; l'h&#244;pital Armand Trousseau et elle disait qu'il &#233;tait vraiment pr&#233;f&#233;rable d'annoncer, comme vous le disiez, vers 7-8 ans, parce qu'apr&#232;s c'est trop tard. Une question, admettons qu'il y ait des parents qui d&#233;cident de ne pas annoncer que l'enfant est infect&#233; par le VIH. Mais l'enfant doit quand m&#234;me prendre des traitements. Du coup, comment faire comprendre &#224; l'enfant qu'il doit quand m&#234;me se soigner alors qu'on ne lui a pas dit qu'il est malade ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Tout d&#233;pend de l'&#226;ge. Les enfants, je dirai avant l'adolescence, ne se posent pas forc&#233;ment de question, acceptent le fait qu'ils prennent des m&#233;dicamment parce que c'est quelque chose qu'ils ont fait toute leur vie. Donc &#231;a fait vraiment partie de leur vie. C'est vraiment vers l'adolescence qu'on commence &#224; rencontrer des difficult&#233;s o&#249; il y a des adolescents qui se rebellent plus que d'autres. Le fait de ne pas annoncer la s&#233;rologie de l'enfant avant cette p&#233;riode d'adolescence peut amener l'enfant &#224; d&#233;couvrir sa s&#233;rologie seul en faisant des recherches sur internet, en tapant le nom du m&#233;dicament ou aussi par le fait d'apprendre ou d'entendre le nom du virus par une tierce personne. Donc c'est pour &#231;a que le fait que ce soit un processus qui est ma&#238;tris&#233;, contr&#244;l&#233;, pourrait avoir des cons&#233;quences beaucoup plus b&#233;n&#233;fiques plut&#244;t que d'amener l'enfant &#224; l'apprendre de fa&#231;on tout &#224; fait, par inadvertance en fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : Et puis dans le cas d'un enfant qui est n&#233; s&#233;ropositif, c'est que sa maman est s&#233;ropositive aussi. Peut-&#234;tre son papa aussi. Est-ce que dans ce cas-l&#224;, pour l'enfant, c'est bien de savoir qu'il prend le m&#234;me traitement que sa maman ? Ils sont deux &#224; prendre un traitement &#224; la maison ou trois, de savoir qu'il a la m&#234;me maladie ou le m&#234;me virus que sa maman. Est-ce que &#231;a peut &#234;tre plut&#244;t rassurant ? Est-ce qu'il y a un travail comme &#231;a de fait &#224; ce niveau-l&#224; ou non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : L'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; du parent &#224; l'enfant est une d&#233;marche personnelle, individuelle et il n'est pas forc&#233;ment &#233;vident pour un professionnel de s'interposer comme &#231;a en tout cas entre le parent et l'enfant. Maintenant c'est quelque chose qu'on encourage &#233;videmment et les enfants qui connaissent le statut s&#233;rologique de leur parent et le fait qu'ils prennent des m&#233;dicaments et la raison pour laquelle ils prennent ces m&#233;dicaments, est bien &#233;videmment rassurante pour l'enfant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Vous donnez quoi comme traitement aux enfants et est-ce que les enfants infect&#233;s par le VIH sont oblig&#233;s de suivre un traitement ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Nous avons un certain nombre d'enfant qui n'ont jamais commenc&#233; de traitement. C'est-&#224;-dire que leur syst&#232;me immunitaire est capable de contr&#244;ler, ma&#238;triser la multiplication du virus et il garde un taux de CD4 suffisamment &#233;lev&#233; pour leur permettre de ne pas commencer de traitement. On se rend bien compte qu'apr&#232;s avoir v&#233;cu avec le VIH pendant 10-13 ans, le corps et le syst&#232;me immunitaire se fatiguent et a besoin d'un peu de soutien th&#233;rapeutique. Les enfants qui sont sous traitement prennent des m&#233;dicamments comme ceux des adultes &#224; part le fait que les doses soient moindre parce que la dose du m&#233;dicament d&#233;pend du poids de l'enfant, de la surface du corps de l'enfant en fait. Vous dire exactement quel traitement est assez difficile parce que &#231;a d&#233;pend du virus, &#231;a d&#233;pend de l'enfant, des effets secondaires, etc. Donc je peux simplement vous dire que c'est un traitement qui est similaire &#224; celui que les enfants prennent en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Pourquoi est-ce si difficile pour des parents de dire &#224; son enfant qu'il est infect&#233; par le VIH ? Qu'est-ce que vous disent les parents ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : La fa&#231;on dont les parents apprennent leur s&#233;ropositivit&#233; est vraiment diff&#233;rente de celle de l'enfant. L'enfant est n&#233; avec, donc se construit dans ce sens. Le VIH est encore une maladie qui a une connotation n&#233;gative. C'est li&#233; au sexe. Il y a encore malheureusement une stigmatisation de la maladie et l'infection au VIH est encore li&#233;e &#224; une population bien sp&#233;cifique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Pour que l'image du VIH change, est-ce qu'il y a des choses qui sont faites en Angleterre dans des &#233;coles par exemple ? Comment parle-t-on du VIH en Angleterre ? Est-ce qu'il y a des campagnes de pr&#233;vention assez importantes ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Je ne dirai pas qu'il y a suffisamment de campagne et de soutien des professionnels de l'&#233;ducation. Il y a effectivement des cours d'&#233;ducation, pas sexuel, mais en tout cas d'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233; et au changement du corps, &#224; la pubert&#233; etc. Mais le VIH est aussi mentionn&#233; mais pas forc&#233;ment dans le d&#233;tail. J'ai rencontr&#233; beaucoup d'enseignants qui n'avaient pas de connaissance suffisante pour pouvoir soutenir ou suivre des enfants s&#233;ropositifs. Maintenant, une fois de plus, on parle de normaliser les choses. G&#233;n&#233;ralement quand il n'y a pas la connaissance, il y a la peur. Et je ne pense pas forc&#233;ment qu'il faille &#233;duquer dans le sens o&#249; il faut apporter des informations bien scientifiques et sp&#233;cifiques aux enseignants. Mais c'est plus les rassurer en leur disant que de toute fa&#231;on un enfant s&#233;ropositif &#224; l'&#233;cole ne porte aucun risque &#224; d'autres, qu'il faut le consid&#233;rer comme un enfant qui n'a pas le virus en sachant que s'il y a des incidents ou des accidents et bien la prise en charge de cet enfant doit se faire utilisant des pr&#233;cautions universelles, c'est-&#224;-dire, en pr&#233;sence de sang, c'est l'utilisation de gants, couvrir la plaie etc. Et voil&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sandra&lt;/strong&gt; : Une question que j'ai oubli&#233; de vous poser, que j'aurai d&#251; vous poser au d&#233;but, c'est en fait la population de vos patients, qui sont-ils ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Je m'occupe d'une population principalement africaine subsaharienne. Nous avons aussi certains enfants qui viennent de l'Europe de l'Est ou qui sont n&#233;s de parents originaires d'Angleterre donc caucasiens en fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tina&lt;/strong&gt; : Moi j'ai une autre question qui m'est venue quand vous disiez que les enfants de votre service sont surtout ceux qui sont n&#233;s avant 2000. Depuis disons les derni&#232;res 10-12 ann&#233;es, il y a tr&#232;s peu d'enfants qui naissent avec le VIH. Comment en fonction de cela va se transformer votre service ? Est-ce qu'il va s'orienter vers les enfants n&#233;s de parents s&#233;ropositifs ? J'imagine que le service ne va pas simplement petit &#224; petit fermer ou est-ce que plusieurs services du m&#234;me genre vont se mettre ensemble et que le nombre de services va diminuer ? Ou bien est-ce que l'activit&#233; va un peu changer ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Djamel Hamadache&lt;/strong&gt; : Effectivement, ce qui est une bonne chose c'est que la transmission du virus est beaucoup moindre &#224; pr&#233;sent. Je travaille dans un service infectieux. Donc on ne s'occupe pas uniquement de VIH dans le service m&#234;me si moi je suis bien sp&#233;cialis&#233; dans l'infection VIH. Le service ne fermera pas mais la prise en charge des enfants s&#233;ropositifs sera moindre. Et il faudra que je pense &#224; une reconversion ou en tout cas &#233;largir mes comp&#233;tences et connaissances. Et c'est ce que je suis en train de faire &#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transcription&lt;/strong&gt; : Sandra JEAN-PIERRE&lt;/p&gt;</description> 
		<author>Sandra Jean-Pierre</author>
		<dc:date>2012-10-04T09:15:02Z</dc:date>
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